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Libération de Cravanche

17/01/2012 - Lu 6606 fois
Histoire de la Libération de Cravanche par les Commandos d'Afrique le 20 novembre 1944.

A la veille du 60eanniversaire de la libération de Cravanche, nous avons essayé de faire une synthèse des événements du 20 novembre 1944. Pour bien mesurer la portée des actions engagées durant cette journée, nous avons tenu à rappeler les opérations des jours précédents. Au travers de cet article nous voulons renouveler notre reconnaissance aux nombreux acteurs de cette période exceptionnelle de notre histoire. Les noms que nous avons pu citer dans cet article sont par la force des choses, limitatifs.

Les informations sont tirées de livres de l’histoire régionale, de brochures spécialisées publiées par la presse locale à l’occasion des anniversaires passés et aussi de souvenirs racontés par ceux qui ont vécu, au siècle dernier, ces événements majeurs de l’histoire de notre village et du Territoire de Belfort.

 

Yves Deval et Paul Lugand

 

Place des Commandos d’Afrique dans la 1ère Armée Française

Drapeau des Commandos d’Afrique

L’histoire de la libération de Cravanche et de Belfort s’inscrit dans la grande épopée de la 1eArmée française de 1944 à 1945. Cette armée est composée d’hommes et de femmes venus d’Afrique du Nord et mobilisés à Alger. La 1èreArmée est placée sous le commandement du général De LATTRE de TASSIGNY.

Le 16 août 1944 les premiers éléments de la 1ère Armée débarquent sur les plages de Provence.

La 1ère Armée comprend onze divisions dont la 1eDFL ( Division des Forces Françaises Libres qui deviendra la 1eDMI ), la 2eDIM (Division d’Infanterie Marocaine), la 1ère, 2e et 5eDB. Elle comprend aussi des éléments de réserve générale, tout particulièrement les Commandos d’Afrique, le Bataillon de Choc et les Commandos de France.

Après avoir libéré Toulon, la 1èreArmée fonce vers Lyon puis Dijon ; Besançon est libérée le 7 septembre. Cette poursuite de trois semaines s’arrêtera entre Lure et la Suisse au pied des Vosges.

Situation dans le Nord Franche-Comté début novembre 1944

A partir du 16 septembre, date à laquelle Lure est libérée, la résistance allemande se raidit en Haute-Saône. Au prix de lourdes pertes la 1ère DFL atteint Ronchamp le 2 octobre. Mais les Français restent toujours bloqués sur une ligne de front depuis le sud des Vosges jusqu’à la frontière suisse.

De GAULLE et CHURCHILL se rencontrent à Maîche le 13 novembre.

Le 14 novembre la 1eArmée repart à l’attaque. Le 17 novembre, elle libère Héricourt et Montbéliard avec l’aide des résistants qui sauvent les ponts. Elle parvient aussi, renforcée par des chars de la 1ère DB, à ouvrir une brèche dans le dispositif allemand à Hérimoncourt.

De LATTRE déplace son échelon tactique de Besançon à Montbéliard.

Verrou de la trouée de Belfort

Il s’agit maintenant pour De LATTRE d’exploiter la rupture du front allemand pour libérer la trouée de Belfort et la Haute Alsace avant l’hiver 1944-1945 et de faire la jonction avec la 2ème DB du général LECLERC qui fait route par la trouée de Saverne vers Strasbourg. De LATTRE prévoit de prendre en tenaille les troupes allemandes qui défendent la trouée de Belfort.

Au nord, le 2ème Corps d’Armée du général de MONTSABERT et plus particulièrement la 1ère DFL avec le général BROSSET a pour objectif le Ballon d’Alsace, Giromagny et Rougemont. Les troupes françaises de ce secteur piétinent depuis le mois de septembre, au pied du col de la Chevestraye entre Fresse et Plancher-les Mines.

Au sud, le 1er Corps d’Armée du général BETHOUARD a pour objectif d’ouvrir la voie à la 5ème DB pour atteindre le plus tôt possible Mulhouse et le Rhin en longeant la frontière suisse et en passant par Delle, le Sundgau.

L’attaque centrale sur Belfort est confiée à trois groupements, le groupement SCHLESSER à l’ouest par la RN 83, le groupement d’OLEON au sud par le canal du Rhône au Rhin, le groupement CHAPPUIS au nord par le Salbert et Cravanche.

Le groupement du colonel CHAPPUIS comprend en particulier les Commandos d’Afrique et de Provence du colonel BOUVET, le Bataillon de Choc du colonel GAMBIEZ et le 4ème Régiment de Tirailleurs Marocains (4ème RTM)

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