mairie de cravanche.fr
Fil d'Ariane >> Accueil/Les pages/Patrimoine/Libération de Cravanche (2)
Mairie de Cravanche, 2 rue Pierre et Marie Curie, 90300 CRAVANCHE, Télephone: 03 84 26 07 10, Fax : 03 84 26 60 41

Libération de Cravanche (2)

24/03/2012 - Lu 3725 fois
Histoire de la Libération de Cravanche par les Commandos d'Afrique le 20 novembre 1944.

Le front à l’approche de Belfort le 19 novembre 1944

 Les fantassins progressent sur les routes inondées de Châlonvillars

 

Plancher-les-Mines

Au nord du secteur, le général BROSSET réussit à libérer Champagney au milieu de la matinée du 19. Mais la situation se durcit dans les bois de Passavant que les Allemands ont minés. Le front s’est déplacé sur Plancher-les-Mines et Plancher-Bas.
Le général BROSSET, de retour d’une visite des avant-postes tenus par les Tirailleurs marocains, se tue au volant de sa jeep à une dizaine de mètres devant le pont sur le Rahin en crue. Son officier de liaison, l’acteur Jean-Pierre AUMONT, qui est à ses côtés dans la jeep, n’est que blessé. Le général BROSSET sera plus tard remplacé par le général GARBAY.

Châlonvillars

Le 19 novembre le groupement CHAPPUIS parvient à Châlonvillars, à la porte de Belfort. Après deux nuits de marche forcée dans la neige, le groupement  a eu toutes les peines du monde à se sortir des mille pièges accumulés dans les bois de Saulnot et à forcer, à Chagey, le passage de la Lisaine. Ce n’est qu’en fin de journée que le 4eRTM parvient à ouvrir la route aux groupes de chocs et aux commandos. Les hommes éreintés campent là, à pied d’œuvre. 
Les Chocs disposent  de l’appui de quelques chars de la 2ème DB qui évitent sur leur route le fossé antichars devant Bavilliers.

Fort du Mont Vaudois

Légèrement plus au sud, le 2ème Bataillon du 8ème RTM lance, dans la journée du 19, plusieurs attaques du fort du Mont Vaudois accompagnées de violents tirs d’artillerie. Il faut attendre la nuit du 19 au 20 pour que les Allemands abandonnent le fort. L’approche de Belfort peut se poursuivre avec plus de sérénité, la menace du fort n’existe plus.

Bavilliers

Mais les Marocains du 4ème RTM n’arrivent pas à progresser au-delà de Buc. Les Allemands contrôlent tous les points d’accès qui conduisent à Bavilliers. Ils ont construit une tranchée de 1 km entre les hauteurs de Buc et Urcerey. Les Tirailleurs subissent ici de lourdes pertes.

Fort du Bois d’Oye

Le 1erCorps d’Armée qui remonte de Montbéliard atteint Allenjoie; mais il est bloqué devant l’éperon boisé du Grand Bois. Le fort du Bois d’Oye tient sous son feu la route de Montbéliard.

Morvillars

Le secteur de Morvillars reste verrouillé. Une avance jusqu’à Vellescot et Chavanattes nous coûte 30 tués, 60 blessés et 11 chars hors de combat.

Seppois

A l’est par contre, la percée des chars de la 5ème DB a réussi. A partir de Delle libérée le 18 novembre, les chars s’élancent vers l’Alsace. Seppois est le 1er village alsacien reconquis le 19 novembre. Le même jour à 18h30 les Sherman et une section du 1er Zouaves atteignent le Rhin à Rosenau (15 km au nord de St- Louis). Cependant les Allemands ne sont pas encore décidés à abandonner le Territoire de Belfort.

Plan CHAPPUIS et fossés antichars

Vu les difficultés des accès nord et sud de Belfort, la décision est confirmée d’attaquer au centre par Cravanche. Le colonel CHAPPUIS connaît bien la région ; il a commencé sa vie militaire à Belfort. « Châlonvillars, c’est le faubourg de BELFORT » lance-t-il.

Le plan du Colonel CHAPPUIS doit tenir compte de la présence d’un redoutable fossé antichars large de 7 mètres et installé à 100 mètres au-delà du canal de la Haute-Saône. Le fossé barre le plateau depuis les pentes du Salbert jusqu’à Bavilliers.

Au groupe des commandos d’Afrique de BOUVET, il demande de franchir de nuit le canal de la Haute-Saône et de s’emparer du fort du Salbert. Avant de l’atteindre il lui faudra franchir une dizaine de km à travers les lignes ennemies.

En même temps la brigade de choc de GAMBIEZ sautera sur ESSERT, aménagera un passage sur le canal pour les blindés et comblera le fossé antichars de la route de Montbéliard ( N19 ) afin que les blindés puissent rentrer dans Belfort par Bavilliers.

Article précédent : Libération de CravancheArticle suivant : Liste Assistantes maternelles agrées