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Libération de Cravanche (4)

24/03/2012 - Lu 4584 fois
Histoire de la Libération de Cravanche par les Commandos d'Afrique le 20 novembre 1944.
Contre- offensive allemande

METIVIER pousse une de ses sections dans la partie nord de Belfort.

Mais vers 11h un bataillon allemand et quelques automoteurs traquent cette poignée d’hommes et la forcent à regagner Cravanche où un point d’appui est rapidement organisé.

Les rues de Cravanche se vident. Reprenons le récit de Jean DELVIGNE.

« METIVIER m’apprend que BOUVET était descendu à Cravanche pour attendre les blindés. Mais ceux-ci n’ont pas encore réussi à percer les lignes allemandes. BOUVET a dû se résigner à remonter au Salbert avec le gros de la troupe en ne laissant à METIVIER que la section de RASCOUAILES.

Je m’installe avec ma section au carrefour de l’Alsthom. La section de RASCOUAILLES est déjà déployée sur la ligne de chemin de fer. La mienne au carrefour de l’Alsthom est prête à former un rempart à Cravanche avec RASCOUAILLES. Pour l’heure, il tient magnifiquement face à un bataillon appuyé par un automoteur. Deux Marocains de sa section, Bouchaïd Ben ABDESLEM et Lahoucine Ben BOUDJENAA, sont les premiers tués à Belfort »

Le génie installe un pont de fortune sur le canal près de Châlonvillars.

 

Le nombre des blessés s’accroît. Ils sont soignés par le médecin Joseph BAILLARIN et Mme CANAL qui a refusé de les abandonner.

« Nous allions succomber quand vers 15h, surgit une section du 1er Bataillon de choc. Son chef est l’aspirant Raymond MUELLE. Il s’avance vers moi. L’état d’épuisement dans lequel se trouvaient la section RASCOUAILLE et la mienne ne lui laisse aucun doute sur l’à propos de ma réplique : Tu es le bienvenu »

 

L’attente des chars

Initialement les chars devaient entrer dans Belfort par la N19, après avoir comblé le fossé antichars. Pour cela un bulldozer devait être amené sur les lieux en empruntant un passage existant sous le canal de la Haute-Saône que les Chocs avaient découvert près d’Essert.

Mais il manquait cinq centimètres à la largeur du tunnel. Par contre les chars moins larges que le bulldozer pouvaient passer et continuer par Cravanche.

CHAPPUIS modifie son plan en conséquence

Il lance sur Cravanche le 2ème Escadron du 6ème RCA (Régiment de Chasseurs d’Afrique) avec à sa tête le capitaine BES de BERC. Le 6e RCA commandé par le colonel RENAUDEAU d’ARC, est attaché à la 5ème DB. Le 2éme Escadron ne dispose plus que de 14 chars. Quatre d’entre eux ont été mis hors de combat récemment à Champey et un seul remplacé.

A proximité de Belfort un char français a sauté sur une mine.

Les hommes d’une compagnie du Bataillon de Choc, commandée par le capitaine CHARBONNIER, prennent place sur les chars. La colonne part de Châlonvillars.

La RN19 vers Cravanche est coupée par un fossé antichars que les blindés réussissent à contourner par la droite. L’escadron ne dispose pas de détecteurs de mines et il fait l’impasse par chance sans encombre. A 15h a colonne débouche sur Cravanche.

DELVIGNE témoigne :

« Maintenant nous entendons approcher les engins blindés du 6ème RCA. Un quart d’heure après ils arrivent à Cravanche et se dirigent vers le pont de chemin de fer.

A leur vue les assaillants de RASCOUAILLES se replient »

 

 

 

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